Parabole chilienne, dite « Destruction du mental »

Là-bas, savoir se dépouiller pour mieux se retrouver a été la clé de la réussite

Dans un village reculé de la Patagonie, un homme ouvrit un commerce et installa une grande enseigne au-dessus de la porte : « poissons frais à vendre ici ».
Un premier client se présenta et se mit à rire : « poissons frais à vendre ici ? Est-ce qu’ailleurs on vend du poisson avarié ? Cela ne veut rien dire, poisson frais ? »
Le commerçant trouva la remarque pertinente. De plus, se dit-il, l’idée de fraîcheur amène celle de pourriture. Ce n’est pas une bonne façon d’attirer les clients… Il effaça le mot « frais » et l’enseigne devint : « poissons à vendre ici ».
Une vieille dame passa devant le magasin. « Poissons à vendre ici, est-ce-à dire que tu vends aussi du poisson ailleurs ? »
« Ici » fut effacé. Il resta « poissons à vendre ».
Un troisième client arriva et s’étonna : « poissons à vendre ? Existe-t-il un endroit où l’on donne du poisson gratuitement ? »
« A vendre » disparut aussitôt de l’enseigne, qui se résuma au seul terme de « poissons ».
Un peu plus tard, un vieillard s’arrêta et apostropha le marchand : « Poissons ? Même un aveugle pourrait dire, et de loin, que tu vends du poisson, tellement l’odeur est forte ! »
Le dernier mot fut enlevé de l’enseigne…

Ce n’est pas tout… Un passant s’étonna : « pourquoi as-tu une enseigne blanche ? »
Et l’enseigne fut décrochée…

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